Je Fais Un Don

Type to search

A La Une Société Télé’Asu News

Inondations : Douala a les pieds dans l’eau

De nombreux quartiers de la capitale économique ont été envahis par les inondations suite aux fortes précipitations qui se sont abattues sur la ville entre dimanche soir et lundi matin.

Par Blaise Djouokep

Les habitants de Makèpè Missokè ont eu de la peine à vaquer à leurs occupations, le lundi, 11 juillet 2022. Le pont de Missokè, l’une des principales voies de sortie de ce quartier, est complètement inondé par les eaux. Ici, l’eau atteint presque la hauteur d’un mètre. Impossible pour les véhicules, et même pour les motos de s’y aventurer. Les passagers sont contraints de descendre, et les plus courageux retroussent leurs pantalons pour traverser le pont. Au lieu dit, sable, le Pont Mbanya est lui aussi surplombé par les eaux de pluie. Ici, les usagers de la route sont contraints d’emprunter le nouveau pont plus élevé, qui jouxte l’ancien pont.

Le quartier Nyalla Kambo lui non plus n’a pas échappé à la furie des eaux. Ici également, sortir de ce quartier situé dans l’arrondissement de Douala 3ème est impossible. De nombreux habitants sont restés bloqués dans leurs domiciles. Sur la voie publique, de l’eau à perte de vue. Mototaximen, chauffeurs de taxi, et commerçants ne peuvent pas vaquer à leurs occupations. L’état boueux de la route ne facilite pas les choses. Plusieurs, avec prudence, s’y engagent à pied. D’autres quartiers, à l’instar de Bonabéri, Akwa, Bonapriso n’ont pas échappé à la montée des eaux à la suite de cette pluie qui s’est abattue sur la capitale économique entre dimanche soir et lundi matin.

Rebelote

Cette situation n’est pas nouvelle. Elle se répète au fil des ans. « Est-ce qu’il pleut même aujourd’hui ? Comme vous le constatez, nous sommes dans l’obligation de mettre nos pieds dans l’eau pour pouvoir aller de l’autre côté », déplore un piéton qui regrette la recrudescence des inondations sur ce pont. «Ce pont est toujours inondé lorsqu’il pleut. Par le passé, un conducteur de moto a été emporté ici, avec son engin. Heureusement, pour cette fois, aucune victime n’a été enregistrée », note un habitant de Makèpè Missokè. Et à Nyalla Kambo, les populations accusent l’absence de drains pour expliquer l’inondation. «Tout ça c’est parce qu’il y’a pas de drains ici. Ces eaux viennent de Nyalla château mais arrivées ici, elles ne trouvent pas où circuler. Que le maire de la ville résolve notre problème », déplore une riveraine, forcée de passer sa matinée à la maison.

 

« Je ne peux plus sortir. S’il y a l’eau toute la journée comme ça, ma famille va manger quoi ? On souffre avec les inondations à chaque saison pluvieuse», indique Gilbert, mototaximan. Les habitants déplorent également les dégâts causés par ces eaux dans leurs domiciles. « Chaque fois on retire l’eau. Nos enfants ne dorment plus quand il pleut fort parce qu’ils savent que l’eau va entrer à la maison. Regarde les matelas, les habits, ça va sécher quand? », déplore Majolie, mère de maison. Des scènes d’inondations qui vont se répéter avec l’arrivée des pluies de plus en plus fortes qui s’abattent sur la ville de Douala. Surtout qu’à en croire le maire de la ville, Douala compte 250 km de drain, et seulement une quarantaine sont construits.

Tags:

You Might also Like