Nabou Fall sur l’autisme « ouvrez vos cœurs à la différence »

La célèbre coach en personal branding et maman de Souleymane, son fils autiste, en cette journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, lance un cri de cœur à l’endroit des professionnels, formateurs, recruteurs, artistes, pédagogues et politiques pour une société plus inclusive.
Les rêves de mon fils
En cette journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, j’ai envie de vous parler des rêves de mon fils, Souleymane.
J’ai envie de vous parler des rêves de mon fils, Souleymane.
Souvent, lorsque vous me croisez lors d’un événement ou même dans un cadre professionnel, vous voyez à mes côtés un beau jeune homme souriant, discret mais toujours présent. C’est mon fils, Souleymane. Il a 23 ans, il est jumeau et il est autiste.
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Son rêve ? Devenir photographe professionnel.
Je l’ai inscrit à l’INSAAC pour suivre une formation en photographie. Malheureusement, son professeur n’a pas saisi que ce n’était pas juste un passe-temps, mais une véritable vocation, une passion profonde, une manière pour lui de s’exprimer et de se connecter au monde.
Il est encore trop courant de penser que les activités proposées à nos enfants différents ne servent qu’à les occuper, à remplir le temps. Mais ce n’est pas cela. Nos enfants sont des êtres humains à part entière. Ils ont des rêves, des talents, des passions. Ils ont surtout cette même soif d’être reconnus, intégrés, inclus dans une société qui valorise la neurodiversité au lieu de la mettre à l’écart.
Aujourd’hui, je lance un appel.

Nabou Fall et son fils Souleymane
Un appel aux professionnels, aux formateurs, aux recruteurs, aux artistes, aux pédagogues : ouvrez vos cœurs à la différence. Ne réduisez pas les rêves des personnes différentes à leur handicap. Ne leur fermez pas la porte. Offrez-leur des opportunités réelles d’apprentissage, d’épanouissement, de contribution.
Mon fils s’appelle Souleymane. Il est autiste. Et son rêve est de devenir un grand photographe. Ce rêve est légitime. Il est valable. Et je crois, profondément, qu’avec un peu de générosité, de patience, et beaucoup d’humanité, nous pouvons aider nos enfants à transformer leurs rêves en réalité.
À tous les parents d’enfants différents : osons rêver, osons croire en un avenir inclusif pour nos enfants.
Aux professionnels : osez accueillir la différence, pas seulement par devoir, mais par conviction humaine.
Au monde : n’oubliez pas que les adultes différents sont tout aussi humains que vous, qu’ils ont des droits. Et surtout, le droit fondamental à l’amour, au respect, à la dignité.
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Aux parents, assumons nos enfants, soyons fiers des cadeaux divins qu’ils sont et ne baissons pas les bras ! Nous sommes tout ce qu’ils ont dans ce monde. Ne nous isolons pas : échangeons, parlons et soutenons-nous.
Enfin, à tous les éducateurs spécialisés, merci. Merci pour votre travail exceptionnel, pour votre présence, pour votre engagement. Vous semez de l’espoir là où parfois il ne reste que le doute.
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Merci à Tata Miyala, à monsieur Matthieu, à madame Awa, et à toutes celles et ceux qui œuvrent chaque jour pour que nos enfants trouvent leur place dans la société.
Je suis Nabou, maman de Souleymane Fall, un jeune homme autiste merveilleux de 23 ans, qui ne demande qu’une chose : que son rêve soit pris au sérieux et respecté.
Pour que la neurodiversité ait, elle aussi, droit à une inclusion professionnelle digne.
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