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Recrutement chez Camtel : l’exigence de frais de dossier suscite des protestations

Depuis la publication du communiqué de l’opérateur public de télécommunications, qui pose comme condition de verser la somme de 10 000 Fcfa pour postuler au poste d’assistant(e) de direction, une vive polémique s’élève de la toile.

L’opérateur public de télécommunications Camtel est sous le feu des critiques après l’introduction de la somme de 10 000 Fcfa comme frais de dossier pour postuler au poste d’assistant de direction. Cette mesure suscite une vive indignation sur les réseaux sociaux. Les commentaires sous les posts de l’opérateur donnent un aperçu de la vague de réactions hostiles.

Sur Facebook, plus de 1100 commentaires à notre passage ce 25 février à 15h dont la grande majorité crie à l’arnaque. Même sentiment sur Linkedin avec ses 345 commentaires allant dans le même sens. Sur twitter c’est la déferlante avec plus de 128 000 vues. Entre surprise et indignation, les internautes n’en reviennent pas. D’aucuns appellent Camtel à retirer cette annonce tandis que d’autres estiment que l’entreprise devrait être poursuivie.

Les personnalités s’y mêlent

Le journaliste Paul Mahel s’interroge sur cette pratique inhabituelle au sein d’une entreprise publique. « Je confesse ici mon ignorance et je veux juste que quelqu’un m’éclaire ; s’il vous plaît, les gens qui voyagent partout dans le monde, dites-moi si ailleurs aussi les entreprises publiques demandent de l’argent (frais d’étude de dossiers) aux postulants ? Parce que moi, c’est la première fois que j’entends ça ».

Communiqué de Camtel

 

De son côté, l’entrepreneure Rebecca Enonchong, fondatrice et PDG d’AppsTech, critique également la décision de CAMTEL, qu’elle qualifie de pratique dépassée et rétrograde. « C’est une honte, Camtel; vraiment honteux ; comment pouvez-vous demander aux gens de payer pour postuler à un emploi ? (…) Seul fournisseur de fibre optique, mais vous ne pouvez pas sortir de 1985 », a-t-elle écrit en anglais sur X.

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Le culturaliste T. Tchoufang J. ironise sur le fait qu’un candidat doive s’acquitter d’un paiement avant même d’être retenu dans le processus de recrutement. « Des frais de dossiers à payer, équivalant au cinquième du SMIG, avant de postuler à une annonce d’emploi au sein de la compagnie nationale de télécommunications, société publique… Si on vous explique le Cameroun et que vous comprenez, c’est qu’on vous l’a mal expliqué », écrit-il sur X.

Réponse de Camtel à un internaute

 

L’activiste et ancienne conseillère politique Nathalie Yamb exprime aussi son indignation face à cette exigence financière imposée aux candidats. Elle dénonce une injustice et fustige l’opérateur public en déclarant « donc, au pays de Paul Biya, pour postuler à un job d’assistante de direction dans une entreprise publique de téléphonie, il faut payer 10 000 Fcfa ? Quand tu penses qu’ils ont déjà atteint le fond, il y en a toujours pour creuser un peu plus ! Camtel, vous êtes une bande d’escrocs ! »

Camtel justifie sa décision

Dans ses réponses aux internautes, Camtel fait savoir que cette initiative vise à « garantir une gestion efficace des candidatures et assurer une égalité de traitement ». L’entreprise défend son engagement pour un recrutement fondé sur le mérite, affirmant que chaque dossier sera étudié avec rigueur et professionnalisme. « L’objectif de ces frais de dossier est d’optimiser le processus de recrutement et d’assurer une gestion efficace des candidatures ; nous restons ouverts aux discussions et aux suggestions afin d’améliorer continuellement nos processus », argue Camtel.

Lire aussi : Télécoms : Camtel annonce un bénéfice de 11 milliards FCFA en 2023

Une justification qui ne passe pas chez les internautes. Certains d’entre eux soupçonnent même l’entreprise d’organiser une manœuvre déguisée pour générer des fonds. Malgré l’ampleur de la contestation, Camtel reste pour l’instant campé sur ses positions et la publication toujours disponible sur leur réseaux sociaux et site internet. Télé’Asu a contacté́ l’entreprise pour essayer d’en savoir davantage sur cette mesure étonnante mais la cellule de communication qui a promis de le faire n’a pas encore apporté de réponse à notre préoccupation.

 

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