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E-Government : le Cameroun lance son chantier de transformation digitale par les archives

Cette initiative a pour but d’assurer une migration progressive vers une gestion numérique intégrale des documents et informations publiques.

Le Cameroun engage une nouvelle étape dans sa modernisation administrative en initiant un vaste programme de digitalisation axé sur la gestion des archives publiques. Une ambition portée au plus haut niveau de l’État, sous l’impulsion du Président, et matérialisée par le lancement officiel, le 2 avril 2025, du Groupe de travail interministériel sur l’E-Government.

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 Réunis à Yaoundé, les ministres en charge des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, et des Arts et de la Culture, Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt, ont présidé la cérémonie d’installation dudit groupe, chargé de conduire les enquêtes de terrain et de structurer la future mémoire numérique de l’administration selon le compte rendu de Digital Business Africa.

Une volonté présidentielle claire

Pour Minette Libom Li Likeng, cette initiative traduit « la volonté ferme du gouvernement d’opérer une transition numérique sécurisée, structurée et stratégique de l’administration publique ». Elle insiste sur le rôle central que doit jouer l’archivage digital dans cette mutation. « La gestion intelligente de l’information publique est un enjeu de souveraineté ».

Minette Libom Li Likeng et Ismaël Bidoung Mkpatt

 

Dans le même sens, Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt estime que ce projet dépasse le simple cadre administratif. « Il vise à garantir que les données produites par nos institutions soient protégées, accessibles et surtout sous le contrôle de l’État camerounais », argue le ministre des arts et de la culture.

Un groupe de travail multisectoriel

Le Groupe E-Government réunit une trentaine d’administrations autour d’un objectif commun, qui est d’assurer une migration progressive vers une gestion numérique intégrale des documents et informations publiques. À sa tête, le Secrétaire général du ministère de la Culture, Blaise Jacques Nkene, agit comme président du groupe, secondé par Mohamadou Saoudi, son homologue du Minpostel.

Lire aussi : E-gouvernance : le Cameroun va lancer quatre centres numériques d’ici juin 2025

La coordination technique revient à Esther Olembe, directrice des Archives Nationales, et à Raphaël Nlend, conseiller technique principal au ministère des Postes et Télécommunications. Pour Esther Olembe, cette réforme représente « un tournant décisif dans la manière dont l’État capture, conserve et valorise ses données stratégiques ». Elle ajoute également que l’objectif est de « constituer une mémoire archivistique numérique solide, accessible aux générations futures et garante de transparence ».

Au-delà de la simple numérisation, c’est toute la logique de production, d’indexation et de sécurisation des données publiques qui sera repensée. L’État entend se doter d’outils numériques modernes, interopérables et conformes aux standards de gouvernance électronique.

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